Vous consultez actuellement Journal d’écriture n°4 • J’ai suivi des ateliers d’écriture

Pour ce Journal d’écriture n°4, je voudrais vous parler de l’importance qu’ont eu pour moi les ateliers d’écriture auxquels j’ai participé. Comme je l’explique dans mon Journal d’écriture n°2, il m’a fallu du temps pour comprendre ce que je devais encore apprendre. Ça a commencé en atelier.

Pourquoi j’ai suivi des ateliers d’écriture ?

Paradoxalement, je ne me suis jamais inscrite dans un atelier d’écriture pour moi ou pour le plaisir. La première fois que je me suis dit : « Il faut que je m’inscrive dans un atelier », c’est au moment d’établir le sujet de ma thèse (« Devenir écrivain en France en 2020, en suivant un atelier d’écriture ou un master de création littéraire »). Pour comprendre l’envers du décor et des plaquettes de présentation très bien ficelées, je devais m’inscrire en atelier. Alors, j’en ai suivi plusieurs. Chez Gallimard, Rémanence des mots, la SGDL, et The Artist Academy. Tous avaient un angle précis. Chez Gallimard, l’idée était de construire son roman (8 séances de 19h à 22h). Chez Rémanence des mots, il s’agissait d’une séance pour débloquer sa créativité. À la SGDL, c’était un unique atelier en partenariat entre des écrivains et des étudiants. Et chez The Artist Academy, c’était la masterclasse d’un écrivain reconnu, à suivre en solo sur l’écriture (autour de 6-7 heures de vidéos à regarder, chapitrées par thématique).

 À quoi m’ont-ils servi ?

Chaque format m’a été utile, d’une manière ou d’une autre. Chez Gallimard, le véritable atout fut la présence d’un groupe. Pas tellement pour les échanges entre participants, mais plutôt pour les remarques proposées par l’animateur, sur notre projet, mais aussi aux autres participants. De ces séances, j’ai surtout gardé en tête des remarques qui ne concernaient pas mon texte, mais celui des autres. Nous écoutions les extraits de chacun des participants, puis l’écrivain-animateur en débattait. Dans ma tête, à chaque lecture, j’essayais d’anticiper ce qu’il allait pouvoir dire. Je forgeais mon cerveau à la narration, comme lorsque j’étais lectrice de manuscrits pour une maison d’édition (voir mon Journal d’écriture n°1). 

Concernant The Artist Academy, il pourrait presque figurer dans ma bibliothèque de livres à lire sur l’écriture. Nous n’avons aucun échange (puisque les vidéos sont enregistrées), mais le point de vue d’un écrivain sur l’écriture. Chapitré, comme dans un livre. Avec un parti pris, comme dans le témoignage littéraire d’un écrivain. Ce genre de masterclasse est très utile pour comprendre la narration. Elle vous proposera des exercices à réaliser chez vous. Mais l’idéal sera de vous inscrire ensuite en atelier, pour confronter votre texte à d’autres regards.

Des séances uniques d’ateliers d’écriture, je dois reconnaître qu’il ne me reste que peu de souvenirs. Si j’avais un conseil à donner, ce serait donc celui de suivre des ateliers au long cours. Que ce soit sur un thème, sur votre projet, que ce soit en présentiel, en visio ou par correspondance, l’essentiel reste tout de même cette idée du travail sur du long terme. Comme le dit Murakami, l’écriture de fiction, c’est comme un marathon. Choisissez un atelier où vous pourrez échanger à plusieurs reprises avec un même intervenant. Puis changez, choisissez un autre atelier, pour avoir un autre regard. C’est comme ça que se forgera votre esprit sur l’écriture, la fiction et la narration. En tout cas, c’est ce qui a fonctionné pour moi. 

De mon côté, je propose un accompagnement littéraire, pour suivre votre texte ensemble. Je le lis, je l’annote, on se retrouve en visio. Toujours en individuel ! Et vous pouvez choisir le nombre de séances qui vous convient.

Si vous ne savez pas quel atelier choisir, vous pouvez prendre un rendez-vous par ici (dans l’onglet Prendre rendez-vous). C’est gratuit, et on échange en visio ou par téléphone avant votre inscription.