Comme je le disais en introduction de mon journal d’écriture de la semaine passée, beaucoup d’écrivains reconnaissent qu’ils n’en ont jamais fini d’apprendre. Pour ma part, je dois reconnaître que j’ai mis du temps à accepter l’idée même d’apprendre. J’ai écrit mes premiers livres, avec élan et sans réfléchir. En ayant beaucoup lu, certes, mais sans avoir jamais appris, ni décortiqué les textes que je lisais. J’ai été publiée jeune, je croyais tout savoir du roman. Erreur. Je ne savais (presque) rien. L’écriture s’apprend. Et ne croyez pas que lire beaucoup suffit. Ça n’est pas vrai. C’est indispensable, mais ça ne suffit pas.
Accepter d’apprendre
Même si j’ai eu cette chance de la publication des premiers romans. Même si j’ai sans doute appris inconsciemment grâce à la lecture en masse. Même si. Même si. J’ai fini par me confronter à des tas de problèmes narratifs dont je ne connaissais pas les noms. Et quand on ne les connaît pas, on ne peut pas les résoudre. J’ai fait des études de lettres, une licence, un master. L’université m’a appris. Beaucoup. Les études de lettres forment à la théorie de la littérature, à son histoire, à l’évolution de la chaîne du livre, de l’édition, à la grammaire, la langue, la stylistique.
Tout un tas de choses, sauf la narration. Jamais en cinq ans, je n’ai eu un cours sur la construction des histoires. Me croyant calée sur le sujet, j’ai commencé une thèse sur le parcours des apprentis écrivains, aujourd’hui, en France, via les ateliers d’écriture et les masters de création littéraire. Spoiler : c’est là que j’ai appris à écrire un roman. En lisant des livres d’écrivains, en rencontrant les écrivains qui animaient des ateliers d’écriture, en suivant des ateliers d’écriture pour comprendre comment ça fonctionnait de l’intérieur. Pendant toutes ces années de l’écriture de cette thèse non achevée, j’ai finalement construit ma propre formation en narration.
Apprendre, sans s’arrêter
Aujourd’hui, les étudiants français ont, en effet, cette chance de pouvoir s’inscrire dans des formations de création littéraire. De nombreux ateliers d’écriture sont menés par d’excellents écrivains-pédagogues. Ce que je retiens de mes années de recherche, devenues finalement une sorte une formation sur-mesure : on ne devrait jamais se dire qu’on a tout appris. Malgré des centaines de livres lus (que vous pouvez retrouver en partie dans ma bibliothèque des livres pour écrire un roman), des centaines d’interviews d’écrivains lues, entendues, vues, je continue de lire et d’apprendre. À chaque nouvelle lecture.
Alors, oui, lisez des romans. Mais écoutez, rencontrez, apprenez des écrivains. Et surtout, soyez curieux, ouvrez votre esprit aux autres arts, pour choper les techniques de la BD, du cinéma ou d’autres formes de narration, et ainsi les adapter à votre processus d’écriture. Mais cette question, j’y reviendrai dans un prochain journal d’écriture. D’ici là, écrivez bien. Et si vous voulez que je vous accompagne d’une manière ou d’une autre, on peut se retrouver par ici :
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Atelier d’écriture : Construire le plan du roman
250,00€ -
Accompagnement littéraire
Plage de prix : 150,00€ à 600,00€ -
Atelier d’écriture : Construire ses personnages
250,00€


