Atelier d’écriture n°3 : la lettre [CONCOURS]

Cette semaine, le Journal d’Albion vous propose de vous initier à la lettre. Et si on se préparait pour les cartes de Noël et les cartes de vœux ? Puisqu’on ne peut pas se voir cette année, envoyons-nous des cartes ! Renouez donc avec cette belle coutume de la carte de Noël et de la carte de vœux de début d’année…

La lettre est un genre bien particulier en littérature. Quand on associe roman et correspondance, on pense tout de suite aux Liaisons dangereuses (Livre de poche) de Choderlos de Laclos. Il est le classique du genre. Mais depuis, d’autres auteurs ont utilisé la lettre. François Nourissier a écrit sa Lettre à mon chien (Folio), Polka, un teckel. Ce texte est émouvant, drôle, et révèle son auteur à travers son chien.

Il existe aussi une autre correspondance fictive au succès indéniable : Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates (NiL) de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Une correspondance entre Londres et Guernesey, durant l’année 1946, qu’on ne présente plus. Elle a même fait l’objet d’une adaptation cinématographique avec la belle Lily James. So British.

Enfin, pour finir cette présentation, nous nous tournerons vers la collection Les Affranchis de NiL, qui a carrément fait du genre de la lettre une collection à part entière. On y retrouve des lettres de Nicolas d’Estienne d’Orves, Annie Ernaux ou encore Anne Goscinny.

Le principe est le suivant :

Vous avez deux possibilités : la correspondance ou la lettre. La correspondance implique au moins deux personnages, qui se répondent. Mais comme dans Laclos, la correspondance peut comprendre beaucoup plus de protagonistes. Tout l’art sera de créer des personnages bien marqués et distincts, afin de ne pas perdre le lecteur. Et de construire une intrigue et des péripéties, comme dans un roman.

Votre deuxième option est d’écrire une lettre, tout simplement. Une lettre réelle ou fictive. Nourissier écrit à son chien, Annie Ernaux à sa sœur décédée qu’elle n’a pas connue. Romain Slocombe, quand à lui, écrit une lettre fictive de dénonciation à Monsieur le commandant, et nous offre un roman de plus de 200 pages. Tout est possible. La lettre peut même devenir un prétexte pour écrire un roman sous une forme originale.

Extraits de Lettre à mon chien de François Nourissier :

“Ne crois surtout pas que ça aille tout seul, cette lettre, cette fausse lettre. On va choquer les humanistes. On va prêter me flanc — si tu me passes l’expression — aux plus rudes critiques : les sérieuses, les pincées. Au prix où est le pétrole, et l’Afrique qui manque d’eau, […] de quoi ai-je l’air de t’écrire, à mi-voix, comme je te parle dans nos meilleurs moment ? Car je te parle. C’est très important d’adresser la parole aux chiens, de leur raconter des histoires, de sur expliquer ce qui va se passer, qui va venir dîner, où l’on va aller se promener. Vous nous écoutez avec une intensité un peu terrifiante.”

CONCOURS :

Pour le concours de cette semaine, le Journal d’Albion vous propose de gagner un carnet grand format de la collection Je suis. Pour participer, il vous suffit d’écrire une lettre de 2000 signes maximum, réelle ou fictive. Soyez inventif, originaux, tout en respectant les normes de la lettre : date, lieu, destinataire inattendu, intention précise de votre lettre. Envoyez votre lettre à l’adresse suivante : contact@atelierdalbion.com. La créatrice d’Atelier d’Albion, Myriam Thibault, qui est auteure et qui anime des ateliers d’écriture à la Sorbonne, départagera vos textes. En plus de recevoir un carnet, le grand gagnant verra sa lettre publiée sur le Journal d’Albion. Vous avez jusqu’au 30 novembre à minuit pour participer. À vos carnets !

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