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Audrey Alwett par ©Chloé Vollmer-Lo

Ce mois-ci, nous avons eu le plaisir d’échanger avec l’écrivaine Audrey Alwett sur son rapport à l’écriture. La longue interview est à retrouver dans le Journal d’Albion n°5. Vous trouverez ci-dessous un avant-goût des coulisses de son écriture.

Écrivez-vous sur un carnet ou ordinateur ? 

Les deux. 

Écrivez-vous avec un plan ou au fil de plume ?

Un peu les deux. J’ai un plan, mais je ne le suis pas. 

Écrivez-vous dans votre bureau ou à l’extérieur ?

Les deux… (Rires) J’ai un bureau chez moi, chez mon éditeur Drakoo, et je vais travailler dans les cafés et les salons de thé. J’aime le principe du bureau volant.  

Écrivez-vous au calme ou en musique ? 

Ça dépend…

Écrivez-vous le jour ou la nuit ?

J’écris à n’importe quelle heure ! Je suis assez désorganisée. J’écris moins la nuit qu’à une époque. Aujourd’hui, c’est plus de jour. 

Plutôt BD ou roman ? 

Ce n’est pas la même chose. J’aime les romans, parce que je suis seule avec moi-même. J’aime beaucoup la BD, parce que c’est un partage. En ce moment, je suis dans de la BD. Je disais il y a quelques jours à quelqu’un que j’avais hâte de repasser au roman. Mais je sais que quand j’y serai, j’aurai aussi hâte de revenir à la BD. L’alternance permet de ne pas s’encroûter dans des routines. 

Quelles sont vos plus grandes influences ? 

Terry Pratchett, d’abord. Il est mon influence maîtresse. Ensuite, il y a aussi les romanciers du XIXe, Victor Hugo, Stendhal, Maupassant. Je voudrais pouvoir dire George Sand, mais je l’ai découverte un peu tard. J’aime aussi énormément tous les romans du XIXe sur les pauvres orphelins méritants, les Sans famille, La Petite princesse, Poil de carotte. Et du XXe siècle, il y a aussi Vipère au poing

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans l’écriture ?

Ça dépend vraiment du stade auquel il en est. Si c’est quelqu’un qui finit son premier manuscrit, je lui dirais de ne pas avoir peur de le reprendre pour l’améliorer, de prendre du recul. Il peut certainement resserrer des dialogues, des séquences. Si c’est quelqu’un qui débute, je lui dirais de ne pas lâcher, de se mettre au travail tous les jours, et d’essayer de finir le manuscrit coûte que coûte. Enfin, s’il est perdu, je lui dirais de faire un plan ! 

Référence : Le dernier roman d’Audrey Alwett, Sainte Emmerderesse, est paru aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Pour découvrir notre long entretien avec Audrey Alwett, ainsi que son rapport à ses personnages et la manière dont elle les construit, nous vous invitions à le découvrir dans notre dernier numéro du Journal d’Albion. Retrouvez ci-dessous les trois derniers numéros :