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©Sandrine Gomez

Dans les carnets d’Amanda Sthers

Cette semaine, le Journal d’Albion vous propose d’entrer dans les carnets d’Amanda Sthers. Son nouveau roman, Lettres d’amour sans le dire, vient de paraître aux éditions Grasset. Elle nous parle de son rapport au papier, de son amour des carnets, et de l’écriture qui parcourt toute sa vie. 

Pourquoi écrire dans des carnets ?

J’aime le lien presque charnel avec le papier, j’ai besoin de dessiner quand j’écris. Il y a quelque chose de plus naturel dans la relation d‘un auteur avec l’écriture manuscrite, ça lui appartient. Les mots sur un ordinateur perdent leur innocence et leur identité, ils ne sont plus dessinés par vous, et donc perdent leur caractère unique.

Quel rôle jouent vos carnets dans l’écriture de vos romans ?

Je ne suis pas obsessionnelle (au moins sur ce point) et si une idée arrive sans que j’ai le carnet dont je me sers dans le moment, j’écrirai au dos d’un ticket de métro ou sur une nappe en papier sans que cela ne pose de problème. Mais les carnets abritent plein d’idées et d’émotions que je viens parfois chercher des années plus tard car cela coincide avec ma nouvelle histoire.

Les carnets sont-ils aussi une manière d’organiser vos différents projets, entre le cinéma, les romans et le théâtre ?

Non, je mélange tout. Pour moi c’est très clair mais j’ai besoin que tout se juxtapose et se mêle. Ça me ressemble et de ce chaos ressort mon originalité.

Quel est votre rapport à l’écriture manuscrite ?

C’est une nécessité pour certains projets. Mais pour mes scénarii, même si je jette quelques idées dans mes carnets, je passe rapidement à l’ordinateur. Un scénario ce n’est pas du « style » c’est une feuille de route précise. Dans ce cas l’écriture est une étape, pas la finalité.

Dans les carnets d’Amanda Sthers / ©Amanda Sthers
Avez-vous des rituels d’écriture ?

Longtemps j’ai été réveillée par l’écriture et je me levais avec mon carnet pour écrire dans la cuisine devant un thé. Ça arrive encore mais j’écris trop et tout le temps, je n’ai plus le luxe du rituel.

Quelle est la vie de vos carnets ? Les emmenez-vous partout avec vous ?

Oui, partout, tout le temps et il y a des choses qui n’ont rien à voir dedans, des listes d’acteurs, de courses ou comment je vais faire pour remonter ce découvert à la banque !

Pour conclure, pouvez-vous nous parler d’un livre ou d’un film qui vous a donné envie d’écrire ? 

C’est très étrange mais je n’ai jamais lié mon plaisir de lecture à mon besoin d’écriture. Ils existaient de façon dissociée. J’ai toujours eu besoin d’écrire comme on respire, et j’ai toujours aimé lire. Mais personne ne m’a donné envie d’écrire et je n’ai pas envie d’écrire comme qui que ce soit.

Si vous avez aussi envie de vous lancer dans l’écriture de romans, de scénarios ou de pièce de théâtre, les carnets de l’Atelier d’Albion vous attendent pour réaliser vos projets. 

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