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Dans les carnets de Thomas Louis

Cette semaine, le Journal d’Albion vous propose d’entrer dans les carnets de Thomas Louis. Il est influenceur, vous pouvez le retrouver sur son blog ou sur son compte Instagram. Et il y a un an, il a créé un podcast, qui s’appelle La Quille, où il interviewe des artistes et écrivains (La Grande Sophie, Jean-Louis Fournier, ou encore Sort Chalandon…). 

Comment utilises-tu tes carnets ? Je vois que tu en as beaucoup…

J’ai un carnet par utilisation. Ce carnet me sert pour écrire mes questions pour les interviews que je réalise pour mon podcast La Quille. C’est une sorte de carnet brouillon. Puis je prépare mes interviews, en remettant toutes mes questions au propre et dans l’ordre dans un autre carnet. J’ai aussi un carnet pour les livres que je lis, un autre pour les films que je vois. Un carnet, un usage. 

Pourquoi utiliser un carnet plutôt que les notes sur le téléphone ou l’ordinateur ? 

Parce qu’écrire me manque. Ça me manque depuis ma période passée à l’université. Maintenant, on écrit tout à l’ordinateur, et j’aime l’idée d’écrire des choses à la main, j’aime ce rapport avec les mots. Grâce aux carnets, j’écris, sinon on n’écrit jamais. J’aime aussi certains stylos, comme les feutres, et j’adore la sensation d’écriture sur le papier. 

Comment prépares-tu tes interviews pour La Quille ? 

En prenant beaucoup de notes dans les livres. Je colle des post-its, j’annote les pages, et ça me fait de potentielles questions. Quand je vais voir un film, je prends aussi des notes sur un carnet. Ensuite, je remets en ordre mes questions dans mon carnet d’interviews. 

Tes carnets sont vraiment un outil de travail. 

Oui, ça me sert à tout poser. Je pourrais le faire à l’ordinateur, mais j’ai cette envie d’écrire à la main, ce qui me pousse à utiliser le carnet. Et après, j’emporte mon carnet en interview, pour avoir toutes mes questions dans l’ordre. 

Comment choisis-tu les personnes que tu interviewes pour La Quille ? 

J’aime les écrivains, donc je lis beaucoup de livres. Pour ceux qui me plaisent, qui me touchent, et dont le sujet me parle ou pour lequel je me sens légitime d’en parler, je propose une interview. Je procède de la même manière pour les films et les pièces de théâtre que je vois. 

Et toi, écris-tu ?

Oui… J’écris presque tous les jours, pas forcément des choses que j’ai envie de publier. Mais j’écris quotidiennement, des romans, nouvelles. Parfois, ce sont des romans qui finissent en nouvelles, parfois ce sont de mauvais romans (Rires), des petits textes. J’ai aussi commencé une pièce de théâtre. Pendant que je l’écrivais, une phrase m’est venue en tête, et je me suis dit : « Tiens, ça ferait un bon début de roman. » J’ai laissé la pièce, et j’ai commencé le roman sur le même document. 

Les carnets de Thomas Louis / ©Myriam Thibault
Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire ?

D’avoir étudié des écrivains, pendant mes études en fac de lettres. D’avoir compris, grâce à des textes, qu’on pouvait écrire autre chose que des histoires simples, classiques et cadrées. Je me suis rendu compte que l’on pouvait faire autre chose avec l’écriture. Nécessairement, quand on étudie beaucoup, on a envie d’essayer. Et parfois, ça fait du bien, donc on continue. Dans les auteurs qui m’ont donné envie d’écrire, il y a Beckett, Georges Perec et Epictète. Mon livre préféré de Perec est Un homme qui dort. J’ai découvert la lecture quand j’étais petit avec des bandes dessinées. Puis j’ai lu Anna Gavalda, 35 kilos d’espoir, Les Orphelins Baudelaire, et Beckett, qui m’a retourné. 

Toi qui lis beaucoup, que conseillerais-tu comme lecture en ce moment ? 

Le dernier livre d’Arno Bertina, L’Âge de la dernière passe, qui est paru chez Verticales, et Le Tiers temps de Maylis Besserie, chez Gallimard, un livre qui parle de Beckett. 

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Conseils de lecture de Thomas Louis :

  • Un homme qui dort de Georges Perec
  • Samuel Beckett
  • Epictète
  • L’Âge de la dernière passe d’Arno Bertina
  • Le Tiers temps de Maylis Besserie

Thomas Louis utilise Je suis Simone pour préparer ses interviews. C’est un carnet de l’Atelier d’Albion, que vous pouvez retrouver ci-dessous, ou sur la boutique en ligne