Dans les carnets de Sarah Sauquet
Sarah Sauquet - ©Scander Aidoudi

Dans les carnets de Sarah Sauquet

Cette semaine, nous entrons dans les carnets de Sarah Sauquet. Auteure de plusieurs essais et anthologies, professeure de lettres, et créatrice d’applications autour de la littérature, elle nous dévoile son utilisation des carnets au quotidien. Mais aussi ses rituels d’écriture, et son amour pour le roman Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay. Entretien.

Avec toutes tes activités, comment utilises-tu tes carnets au quotidien pour tous ces projets ? 

Mon utilisation des carnets est à l’image de mon activité professionnelle, plurielle. J’ai un carnet par projet. Je pourrais m’y perdre, mais je suis très attachée à l’idée que chaque projet, qu’il aboutisse ou non d’ailleurs, ait son propre support, et je mets un soin tout particulier à choisir le carnet associé à tel ou tel projet. La couverture peut contenir un message, ou une image, qui va incarner une idée encore embryonnaire, et « l’aider » à se déployer.

Qu’aimes-tu dans ce rapport aux carnets et à l’écriture manuscrite ?

Je suis bien sûr attachée au digital mais je demeure convaincue de l’importance, et de la prééminence de l’écriture manuscrite. J’ai besoin d’écrire à la main car je ne retiens jamais mieux qu’en laissant une trace sur le papier. De plus, comme j’ai toujours un ou deux carnets du moment sur moi, dans mon sac (il m’arrive d’écrire dans les transports), ces carnets deviennent presque des journaux intimes d’un projet, ils retracent sa genèse comme son évolution. J’aime les reparcourir, et voir comment une idée, qui n’a pas abouti, a pu se déployer pour finalement se concrétiser sous une autre forme.

Les carnets de Sarah Sauquet / ©Sarah Sauquet
Les carnets de Sarah Sauquet / ©Sarah Sauquet
Passionnée de littérature, tu es la créatrice de l’application Un texte, un jour, devenu un livre chez Librisphaera. Comment a commencé cette aventure ? 

Il y a dix ans maintenant, j’ai offert aux membres de ma famille, pour Noël, une anthologie littéraire personnalisée. Chacun avait  son propre livret de textes que j’avais choisis, assemblés et mis en page. Deux ans plus tard, ma mère, Dominique Sauquet, ingénieure, qui créait déjà des applications, a eu l’idée de digitaliser ce concept. Elle m’a embarquée dans l’aventure, et nous avons depuis créé 7 applications. Il y a quelques mois, je me suis associée à la maison d’édition et manufacture LibriSphaera, qui travaille avec les meilleurs artisans du livre, pour proposer une version papier, qui rassemble les plus beaux textes de trois de nos applications. Nous proposons également un service d’anthologies personnalisées.

As-tu des rituels d’écriture ? 

Peu, à la fois parce que je ne suis pas superstitieuse, et que j’ai la chance de pouvoir écrire partout, dans le métro, comme dans une bibliothèque bondée. J’ai d’ailleurs écrit mon deuxième livre cernée par les jouets de ma fille, qui avait alors trois ans. La réponse serait peut-être différente si j’écrivais de la fiction. J’aime à penser que le travail de recherches exige une concentration différente, peut-être moins importante que si j’écrivais des romans.

Pour terminer, peux-tu nous parler de ton livre de chevet ?

Il m’est difficile de répondre à cette question, car j’en ai plusieurs, mais Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay occupe une place très particulière dans ma vie de lectrice et de femme. C’est un roman que j’ai lu en 2007, un an après sa sortie et un peu par hasard – il m’avait été offert et je n’avais pas envie de le lire car la couverture ne me plaisait pas ! A l’occasion d’un déménagement où je n’avais plus aucun livre sous la main sinon celui-ci, je l’ai finalement ouvert, et plus lâché. Ce livre m’a bouleversée, et a réparé beaucoup de choses en moi. J’y reviens souvent, et l’adaptation qu’en a faite le réalisateur Gilles Paquet-Brenner m’a elle aussi chavirée.

Actualités de Sarah Sauquet :

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