Atelier d'Albion

Écrire avec un cadre ?

Écrire avec un cadre ? Comme nous le disions dans l’un de nos précédents articles, sans cette répétition continuelle de l’acte d’écrire, l’inspiration et la création viennent avec plus de difficultés. Pour une grande part des écrivains, il faut donc un cadre dans le temps et une répétition de ce cadre. Les écrivains qui fonctionnent ainsi ont des horaires. Ils écrivent, jusqu’à ce que se fasse ressentir une sorte de saturation qui les empêche de continuer (ou alors pour écrire des passages qui ne leur conviennent pas, et qu’ils estiment mauvais). Patrick Modiano dit qu’il ne peut pas écrire plus d’une heure par jour, sinon, après, « tout se délite ». Certains écrivains redoutent l’entre-deux livres. Lionel Duroy alterne entre ses propres romans et les autobiographies qu’il écrit pour des artistes chez XO éditions, ce qui lui fait une sorte de pause. Pour d’autres, comme Amélie Nothomb, pas d’arrêt. Le manuscrit est à peine fini qu’un autre est déjà en route.

Puis, il y a les écrivains qui n’écrivent que quelques mois dans l’année, qui n’ont pas besoin de ce rituel quotidien (ou hebdomadaire). Cette catégorie a comme un besoin de maturation. L’idée doit germer, prendre son temps. L’écrivain doit sortir, observer, faire des recherches peut-être, avant de se mettre à écrire. Nous sommes dans un processus qui demande plus de temps de réflexion. Impossible d’écrire en continu toute l’année, sans jamais s’arrêter. Le corps doit se reposer plusieurs mois avant de reprendre l’activité d’écriture. Ce qui n’empêche pas l’esprit de continuer à fonctionner pour trouver des idées de sujet et les laisser décanter. Pierre Michon, par exemple, pratique cette forme de rituel. Il dit écrire pendant deux mois non-stop avant de recommencer le même processus l’année suivante. Même si ce n’est pas régulier, il y a une forme de cycle qui se répète d’une année sur l’autre. Chacun écrit à son rythme, il est toutefois intéressant de remarquer que les cycles sont importants.

L’écriture demande une régularité pour maintenir un rythme et un cap. C’est sans doute la raison pour laquelle l’écriture est souvent comparée à l’endurance et au sport. Haruki Murakami en a d’ailleurs fait le titre d’un livre : Autoportrait de l’auteur en coureur de fond

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